j'ai mal..

j'ai mal..
C'était un soir comme les autres, il n'était même pas 21h, je marchais seule dans la rue, je me réjouissais de le revoir, j'allais passer une bonne soirée. Je suis sortie du train, m'allumant une clope tout en marchant, je descendait la route tranquillement, sentant les effets de la nicotine. J'étais bien, sourire au lèvre, perdue dans mes pensées. Je passe par une ruelle sombre, normal: c'est un raccourci. J'entend quelqu'un marcher derrière moi sans y prêter attention.

Arrivée sur la route principale, je m'arrête un instant, de peur de croiser mon père en voiture qui devait ramener mon oncle chez lui. J'attends un instant sur le trottoire, regardant derrière moi. Il y a quelqu'un dans la ruelle, mais je le savais déja, je l'ai entendu marcher derrière moi. Cependant je ne vois pas son visage, il est trop loin, il fait trop sombre. Et de toute manière, je m'en fiche, je retrouverai bientôt mon chéri, c'est tout ce qui compte.

J'arrive devant le vieux bâtiment. A voir comme ca, il ferait presque peur: on dirait qu'il va s'écrouler si la moindre secousse l'ébranle. J'entre tout de même à l'intérieur, poussant la lourde porte. La lumière est déja allumée, je monte donc les escaliers tranquillement, je ne suis pas pressée, je suis en vacances. Au milieu de mon parcours, j'entend la porte s'ouvrir. Quelqu'un va certainement dans un local pour s'amuser comme j'allais le faire, retrouvant ses amis ou jouant à la console. La lumière s'éteint. Je n'ai pas peur du noir, mais je ralenti un peu l'allure: peut être que je le connais.

Il m'a littéralement foncé dessus. Au début, j'ai cru que c'était mon chéri qui essayait de me faire peur. J'ai très vite compris que ce n'étais pas lui. Sans comprendre, je me suis retrouvée plaquée contre le mur. Il voulait savoir mon nom, il voulait que je l'embrasse, me tenant le visage. J'essayais de me débattre, mais il était bien trop fort, bien trop aggressif...

Qu'est-ce qui peut pousser un homme a détruire complètement le bonheur d'une inconnue...


Ma plus grande erreur? Avoir crié
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# Posté le lundi 11 mai 2009 04:57

l'art d'être invisible

l'art d'être invisible
Je suis une plante qui pousse dans l'ombre des gens. C'est pratique, je n'ai pas besoin de chaleur, ni d'amour, ni de soin particulier. Vous pouvez me laisser dans un coin, m'oublier sur un rebord, je grandirai toute seule.
Je n'ai pas de fonction particulière, ni d'aptitudes spéciales. Je sais juste écouter, et observer. Par contre je ne parle pas, ou du moins très peu, et rarement. Pourquoi? Parce que je n'ai pas été conçue pour être écoutée, seulement pour écouter. C'est pour ça que je suis appréciée. j'ai une qualité d'écoute rare, vous pourrez mettre toute votre confiance sur mes épaules, que dis-je, mes feuilles. Par contre, appréciée, oui, mais connue, non. En effet, je dispose d'un système de camouflage hors du commun, très pratique pour être totalement invisible aux yeux des autres. Je me fond dans la masse sans que personne ne puisse m'apercevoir. En matière de défense, j'ai un bouclier qui s'appelle l'humour et l'autodérision constante. Il est très difficile d'avoir une conversation sérieuse avec moi, tellement ce bouclier est perfectionné et entrainé. Ça m'évite de montrer ma vraie nature, et donc d'être découverte, puis blessée. Je n'accorde ma confiance qu'à un cercle très restreint de personne, simplement parce que je crains que ma défense ne soit percée, ce qui peut être un désavantage pour mes futures propriétaires. L'amour que je porte à ce cercle est très fort et sincère, ce qui fait de moi une plante agréable en apparence, bien que je cache bien mon jeu, car même ce cercle que j'aime tant ne sais pas tout de moi, à défaut de mon incapacité à parler et eux à écouter.
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# Posté le mercredi 04 février 2009 10:29

F*** U

Chère Conne,

Ca faisait longtemps hein? Non, je ne parle pas du fait qu'on ne s'est pas vu depuis longtemps, puisque ce matin encore on s'insultait. non, ce qui fait longtemps, c'est de s'être parlé. Je vois à ton regard bovin que tu ne comprend pas ce que je dis, mais en même, qu'est ce que ça change de d'habitude?
Puisque pour toi je n'existe plus, puisque pour toi j'ai toujours tort, et que je suis la cause de tous tes maux ( j'hésite presque à mettre des guillemets), eh bien je t'écris cette lettre.
Tu ne la sens pas, qui te tenaille l'estomac, qui te pince le coeur et qui te fais mal au crâne? Je parle de la honte. Tire pas cette tête, tu fais presque peur... Pourquoi la honte? Et bien moi, si j'avais laissé ma soeur seule, si je l'avais laissé se débrouiller toute seule alors qu'elle m'avait demandé de l'aide, si je l'avais vu se détruire à petit feu sans rien faire ( et en relativisant un max, précisons), personnellement j'aurais honte. C'est pas ton cas? Ça m'étonne pas je dois dire: je suis égoïste, comme t'aime me le préciser à tout bout de champs, mais toi alors.... Y'aurait pas un mot plus fort qu'égoïste? Si c'est le cas, il irait très bien avec ton regarde méprisant et ta fierté.
Tu aimes te mettre juste devant la fenêtre pour te faire éclairer par les rayons du soleil ( quelle belle métaphore, tu me fais presque devenir artiste: un unique point positif pour toi!), mais quand quelqu'un s'approche de toi pour essayer d'attraper cette lumière, de se réchauffer, d'y voir plus clair, là t'apprécie pas: il fait tellement chaud là ou tu es, et c'est tellement agréable de briller...
"Si tu veux maigrir, t'as qu'a faire du sport et manger équilibrer au lieu de te faire vomir, moi j'ai jamais été assez con pour commencer","Bon eh ben, si ça peut t'aider et te soulager, et si ça t'empêche de vomir, tu peux continuer, pourvu que ca te fasse pas des marques trop moches", "A chaque fois que t'es là, tu fous la me*de, tu ferais mieux de partir retrouver tes "amis"","P*tain, ça me ferais tellement ch*er d'avoir ta vie... Va voir un psy, tu fais pitié d'être autant mal dans ta peau"... Je continue? En 16 ans de vie, j'ai jamais dit que j' aurais préféré que tu meurs à la naissance, ou que tu es inutile... Bien entendu, toi, tu vas nier tout ça, t'es bonne qu'à nier de toute façon. Nier et pleurer pour rien, te faire passer pour la victime, t'attirer les regards et la protection des autres pour qu'ils se retournent contre moi. T'es fière? Ton but étais de me détruire et de me pourrir la vie? Alors bravo, t'y es très bien arrivée. T'es même pas capable de dire ce que j'aime et qui j'aime, tellement tes oreilles sont bouchées.
Bref, "chère" soeur, après tout ce que tu m'as fait, tu t'étonneras pas que je ne te considère plus comme soeur. Et c'est triste, parce qu'avant on était les meilleures amies du monde. Ralala.... les gens changent ma fois. Mais à force de m'ignorer, de te foutre de moi, de relativiser mes mauvaises habitudes sans m'accorder aucune aide, j'ai finis par te détester. Tu t'en fou? Eh bien tu verras quand il te larguera et que tu te retrouveras seule... Moi je serais plus là pour toi.
Et si tu ne prend pas ma boulimie au sérieux, c'est ton problème, mais de là à ignorer et de dire que " pour moi c'est pas sérieux donc c'est normal que je t'aide pas", je crois qu'il me reste plus qu'à te gerber dans la face.

Moi et mes cicatrices on t'emmerde, je vis mieux depuis que t'es presque plus là.



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# Posté le mardi 04 novembre 2008 13:27

Regarde par la fenêtre: qu'est-ce que tu vois?


-Je vois le ciel, la forêt, les oiseaux, les gens, la pluie, les nuages. Il fait froid, le vent souffle, mais moi je ne sens rien, normal, je suis au chaud. Tout le monde passe dans la rue, ils se ressemblent tous vue d'ici. A la télé, on raconte que y'a des enfants qui meurent de faim sur tout les continents, on raconte que la guerre va continuer, on raconte de des prisonniers se font torturer, on raconte qu'on ne sait pas la cause du cancer et qu'on a pas trouvé le remède contre le sida, on raconte que des hommes se suicide sur leur lieu de travail à cause du mobing, on raconte que des fillettes se font violer, on raconte que des femmes se font lapider jusqu'à la mort, on raconte qu'un mariage sur deux fini par un divorce. On raconte tellement de chose. Et moi je ne vois rien. Je suis enfermée dans une bulle, bien au chaud. Je connais pas la mort, ni la guerre, ni la souffrance, ni la faim.

Alors pourquoi tu pleures?
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# Posté le mercredi 29 octobre 2008 17:05

Dans le regard des gens...






# Posté le dimanche 10 août 2008 05:46

Modifié le mercredi 29 octobre 2008 17:06